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Le Crédit Agricole reçoit le trophée eCAC40 "Ecosystème" pour ses Villages by CA !

Interview de Bertrand Corbeau, directeur général adjoint de Crédit Agricole S.A.

· Innovation,Village by CA

Le mot « Ecosystème » résonne fort au Crédit Agricole avec les Villages by CA. A l’occasion de la cinquième édition des trophées du eCAC40, le jury des Echos remet le premier prix « Ecosystème » à Bertrand Corbeau, directeur général adjoint du Crédit Agricole chargé du pôle développement, client et innovation. Le Village by CA donne la parole à Bertrand Corbeau, Directeur Général Adjoint de Crédit Agricole SA : commentaires et bilan de celui qui a lancé cet écosystème hors du commun, réunissant startups et grandes entreprises.

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Bertrand Corbeau, directeur général adjoint du Crédit Agricole chargé du pôle développement, client et innovation, lors de la remise du Trophée eCAC40 « Ecosystèmes »

Qu'est-ce qui d'après vous a fait le succès du Village ? Quelle est la différence entre Le Village by CA et les autres incubateurs, et en particulier ceux des autres banques ?

Le Village est incomparable. C’est un réseau maillé en France, et sur toutes les régions, avec des partenaires qui ne sont pas seulement des investisseurs, mais qui sont aussi des associés des startups : ils accélèrent la conduite de leurs projets, signent parfois leurs premiers contrats, les aident à adapter leurs solutions…

Aujourd’hui, je suis frappé de l’attractivité des Villages by CA pour les startups. Leur dimension humaine, leurs partenaires et leur efficacité sont des atouts forts et même différenciants par rapport à l’ensemble des grands accélérateurs. Nous recevons d’ailleurs des startups passées dans ces accélérateurs comme Station F !

Depuis le début les Villages accueillent les startups de tous les domaines : banque, assurance, immobilier, mais aussi santé, environnement, alimentation, économie sociale et solidaire, RH… De plus, nous ne cherchons pas à accueillir dans nos Villages des startups avec qui nous avons déjà engagé une relation commerciale, ou avec qui nous avons déjà l’intention de signer un contrat ou de faire une prise de participation au capital par exemple : la doctrine qui était la nôtre depuis le départ est une doctrine de liberté, d’absence d’obligation réciproque, autre que celle de respecter la vie de l’écosystème. La meilleure idée du concept est là, car la relation est plus saine : si la collaboration a lieu, elle se fait de manière plus sereine.

Quelle est la différence entre un accélérateur lancé par une grande entreprise et un accélérateur indépendant ?

En France, le Crédit Agricole est la première banque, le premier assureur, il présent dans 6000 communes. Dans le monde, il est dans 50 pays. Il a également la capacité de fédérer autour de lui une multitude de partenaires, dont notamment les grands clients de la banque, qui veulent accompagner la transformation de l’économie et accélérer des startups pour qu’elles atteignent des dimensions régionales, nationales, internationales. Jamais un accélérateur indépendant ne pourra avoir la puissance d’une organisation en réseau comme celle du Crédit Agricole. Ce réseau est un avantage considérable pour un accélérateur.

En 4 ans, avez-vous des moments qui vous ont marqué, à la fois avec des startups comme avec des grands partenaires ?

Le jour où j’ai senti que les choses allaient réussir, c’est le jour où nous avons accueilli deux partenaires auxquels nous n’aurions jamais pensé : Engie et Sanofi.

Au tout début du projet, nous nous demandions si nous allions réussir à attirer des partenaires actifs, intéressés par une coopération autour de l’innovation, avec l’idée d’accompagner les jeunes pousses. Et quand des partenaires tels qu’Engie et Sanofi, qui n’étaient pas nos fournisseurs historiques et qui n’avaient pas un intérêt business à l’égard du Crédit Agricole, nous ont donné leur accord, très rapidement je me suis dit que Le Village by CA allait être un projet puissant : si eux venaient, c’est que les besoins existaient.

Ensuite, les premiers mois du projet avec les startups ont été marquants pour nous. Elles se sont prises au jeu de faire de ce lieu un lieu de coopération fort, dans lequel tout le monde s’implique. Comme, par exemple, la startup Deecision. Cette jeune pousse qui met en place des solutions collaboratives pour favoriser la prise de décisions grâce à l’intelligence artificielle, avait vu dès le départ ce que pouvait lui apporter cet écosystème.

Pouvez-vous donner un exemple de partenariat startup-Crédit Agricole qui ont fait avancer, transformé profondément le Groupe ?

Le Crédit Agricole travaille avec 180 startups, dont certaines ne sont pas accompagnées par le Village by CA.

Avec la startup Linxo, qui a développé une application gratuite pour gérer son argent, il y a eu une grande collaboration pour travailler ensemble sur l’implémentation et l’augmentation de leur solution. Il s’agissait à la fois de pouvoir l’intégrer et en même temps de l’enrichir avec notre expérience. Car si les startups ont ce bel avantage d’avoir des idées neuves, les grands groupes ont l’expérience.

Avec la startup Ripple, qui permet d’envoyer son argent plus facilement dans le monde entier, nous avons monté une solution avec les caisses régionales frontalières de la Suisse, Crédit Agricole Suisse et Credit Agricole Next Bank. La solution est une blockchain qui permet au salarié frontalier de travailler et d’être payé en Suisse tout en disposant immédiatement de son argent dans une agence française lorsqu’il traverse la frontière.

Vous avez parlé du déploiement du réseau international et de l'intensification des partenariats, plusieurs Villages vont encore ouvrir en France et à l'étranger. Le Crédit Agricole est-il également prêt à explorer d'autres terrains ?

Il y a également le financement de startups depuis 2 ans, avec le lancement de deux fonds de corporate venture capital, ou la création de startups avec le lancement de La Fabrique by CA.

Après l’accompagnement de startups, après la dynamique de transformation en interne, après le support de la démarche d’innovation de nos partenaires, nous pensons qu’il y a une autre place pour La Fabrique by CA. Une place intermédiaire entre l’interne et l’externe, destinée à fabriquer nos propres solutions en mode startup, mais avec une maitrise plus importante que sur les startups totalement indépendantes des Villages by CA. Nous avons aussi besoin d’élargir notre regard sur le monde (de nombreuses actions nous permettent d’élargir notre réseau partout dans le monde) et globalement d’élargir notre veille stratégique sur le digital. La courbe d’expérience ne s’arrête pas !

La remise du prix en vidéo !

Retrouvez l’article des Echos « eCAC40 : Village by CA, l'écosystème stratégique du Crédit Agricole » paru le 11/10/2018.

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